La prédiction des gratte-ciels..

23 01 2010

Interpellante chronique économique d’Amid Faljaoui ce jeudi 21 janvier. Il esquisse le lien entre la hauteur des grattes-ciels et la survenance de crises économiques profondes. A priori, cela paraît incongru. Mais pas du tout. Diverses analyses le confirment.

A entendre sur le lien suivant : http://podaudio.rtbf.be/rod/C21-EASY-ECO_CLASSIC_21_CHRONIQUE_ECONOMIQUE__7002054.mp3

When skyscrapers signal a downturn

Soaring towers could mean that recession is on the way

canary wharfOne Canada Square, Canary Wharf, completed in 1991 when the London commercial property market crashed.

It’s surprisingly hard to decide on the tallest building in the world. Architects are much like Hollywood stars in their tendency to try to add a couple of sneaky inches. The people at the Council on Tall Buildings and Urban Habitat, who adjudicate on these matters, have had to ban all kinds of Cuban-heel equivalents, from enormous radio masts to metal “guy-ropes” holding up towers that would otherwise collapse in strong winds.

However, their job has got easier with the construction of the Burj Dubai. When it’s finished in December, it will take the “world’s tallest building” crown simply by dint of being really big. Standing over 800 metres high, it will be at least 290 metres taller than its nearest competitor, the Taipei 101 building in Taiwan. Its success, though, may be tarnished by the fact that it arrives in a very different world to that in which it was conceived. The property market in Dubai has plummeted and we’re still stuck in the economic winter.

This won’t have surprised analyst Andrew Lawrence. In 1999 the research director at investment bank Dresdner Kleinwort Wasserstein invented something called the “Skyscraper index”, arguing that the construction of super-tall buildings is often a sign that an economic downturn is on the way. The best example is the late 1920s, which saw an unprecedented skyscraper boom prior to the Great Depression. The Empire State Building, which was finished in 1929, didn’t achieve full occupancy for 40 years. Other examples include the Sears Tower in Chicago, finished in time for the Oil Crisis of 1974, and the Petronas Towers in Malaysia, which appeared after the Malaysian stockmarket went down the plughole in 1997. By the time Canary Wharf was finished in 1991, the London commercial property market was in recession; and the slower pace of building in Britain means our next record-breaking white elephant, the Shard Of Glass in London’s Southwark, won’t be completed until 2012.

Skyscrapers, then, are the physical embodiment of “irrational exuberance” in the markets. The rule is that if there’s enough money sloshing around to pay for one, then don’t be surprised if, by the time the purple ribbon’s cut, the scissors have to be on hire purchase.

This article was published on guardian.co.uk at 00.05 BST on Tuesday 13 October 2009.




Google flou ?

21 01 2010

Connaissez-vous Google Flu ? Flu, c’est le terme anglais pour le mot grippe.

Google, célèbre moteur de recherche a recensé ds une série de pays les demandes de renseignements liées à la grippe H1N1 au cours des derniers mois et en tire des statistiques et graphiques d’évolution. Vous me direz ” c’est pas sérieux, quel est le rapport entre une recherche sur google et la propagation de la grippe?”. Hé bien, le lien est étroit. Des études reprises dans le magazine NAture ont montré que les courbes de Google reflétaient de façon assez proche les vraies courbes d’évolution de la maladie. Celle-ci est heureusement derrière nous mais l’étude est intéressante.

Pour la Belgique, elle montre un pic en octobre et une chute des cas avérés à partir de la vaccination. Signe, d’après certains médecins, qu’on s’y serait pris un peu tard. En théorie, c’est avant une épidémie qu’on vaccine…

Je vous recommande la lecture de cet article du Journal de la médecine  *** écrit par un médecin carolo, Marc Jamoulle. J’adhère pleinement tout en relativant les propos sur la politique de santé publique..(et même si je suis fan d’Alice au pays des merveilles)..

Bonne lecture..





Bateau ivre, à sa façon..

19 01 2010

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l’ouragan dans l’éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N’auraient pas repêché la carcasse ivre d’eau ;

(RIMBAUD, pas moi..)





Voir Invictus et puis…

18 01 2010

Sur un air de Peter Gabriel, Don’t give up..

La vraie photo de la vraie rencontre..

Hier, j’ai vu le nouveau film de Clint Eastwood. Histoire de l’arrivée de Nelson Mandela à la présidence d’un pays encore rongé par le racisme. Mandela qui utilisera l’équipe nationale de rugby, les springbok, très typée afrikaner pour la transformer en emblème national. C’est du Clint. Moi, j’adore. Un sport et un lien avec des choses graves. Une espèce de morale. Une musique divine. On notera que la BO du film reprend le célèbre “Anderlecht Champion”- Eastwood visionnaire ?

Et puis, ce fabuleux poème d’Henley, poème préféré de Mandela, qui rappelle ceux de Keats qu’il lisait dans Million dollar baby.

Dans la nuit qui m’environne,
Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.

Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu d’opprobres et de pleurs,
Je ne vois qu’horreur et ombres
Les années s’annoncent sombres
Mais je ne connaîtrai pas la peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu’on m’accuse et qu’on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Le capitaine de mon âme.

Je suis le capitaine de mon âme…





Voile in the city..

17 01 2010

J’ai reçu sur facebook une invitation à une énième organisation d’une énième maison de la laïcité sur le voile. A croire que le monde tourne autour de ce sujet passionnant. A vrai dire, je recherche de plus en plus chez eux cette vision de la laïcité “à la belge”. Celle qui tolère l’existence des religions et courants de pensée différents de la leur. Ces temps-ci, j’observe une forte tendance de laïcisation “à la française”. Pas de religion dans l’espace public.

Ma position à moi est claire, mais je ne veux l’imposer à personne. Je ne viens pas du monde laïque et en revendique le droit, même si dans certaines sphères carolorégiennes, il semble que ce soit le passeport pour la gloire. Il est de bon ton de “casser du curé” et de prêcher à côté la plus grande des tolérances. Faudra m’expliquer où est la cohérence.

Bref, sur la question du foulard, ma toute petite opinion perso, c’est qu’il faut aider les femmes obligées de le porter à s’émanciper et soutenir également celles qui ont décidé de vivre avec le foulard.

Je reviens à l’invitation de facebook et ne vous cache pas mon étonnement devant le “ramassis” de cliché véhiculé par l’affiche de cette invitation. Je laisse cela à votre analyse..

Ps : je ne parle évidemment pas du voile intégral qui ne doit à l’évidence pas être autorisé dans l’espace public..





To speak or not to speak..

13 01 2010

Bon, tout le monde se souvient de ce merveilleux épisode quand le bureau d’éthique et de déontologie de la Ville de Charleroi m’a envoyé une petite missive me posant quelques questions sur cette phrase que j’avais eu l’impudence de “poster” sur Facebook, un beau jour de novembre :

Ingrid Colicis en a ras-le-bol que le responsable de l’écologie urbaine refuse d’étendre quelques tonnes de cendrée sur la piste d’athlétisme de Roux malgré les demandes répétées du dép des sports. Faut que je fasse quoi? Que je m’immole sur la piste ?

Cette question, posée par un mandataire courageusement anonyme valait bien une réponse réfléchie.

Bien, je ne résiste pas à la tentation de vous soumettre la lettre que j’ai envoyée ce jour au président du bureau d’éthique.

Monsieur le Président du bureau d’éthique de la Ville de Charleroi

Charleroi, le 12 janvier 2009

 Monsieur le PrésidentJ’ai pris connaissance de votre courrier du 4 janvier 2010, lequel appelle de ma part un certain nombre d’observations.

Tout d’abord, j’assume pleinement les propos qui me sont prêtés et qui figurent sur mon site Facebook.

Ensuite, s’il est exact qu’à l’inverse des parlementaires, les mandataires communaux ne bénéficient pas d’une immunité absolue pour ce qui concerne les opinions exprimées dans le cadre de l’exercice de leur mandat, ils n’en disposent pas moins, au même titre que n’importe quel citoyen, de la liberté d’expression telle qu’elle est consacrée par l’article 19 de la Constitution et l’article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Il ressort de la jurisprudence de la Cour européenne, exprimée notamment dans son arrêt de principe Handyside du 7 décembre 1976 que la liberté d’expression “vaut non seulement pour les “informations” ou “idées” accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent l’Etat ou une fraction quelconque de la population. Ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l’esprit d’ouverture, sans lesquels il n’est pas de “société démocratique“. Un responsable politique doit donc pouvoir bénéficier de cette liberté, et cela d’autant plus quand il s’agit de rendre compte de son action ou des difficultés qu’il rencontre dans la mise en œuvre de celle-ci. Il peut d’ailleurs utilement être fait référence à l’article 21 du code d’éthique qui précise que “ Les mandataires ont la responsabilité de maintenir la confiance qui leur est accordée par une gestion saine et une communication transparente. Ils ne dissimulent aucune information à laquelle le citoyen a raisonnablement droit et ils rendent compte régulièrement de la manière dont ils exercent leurs mandats aux instances qui les ont désignés . L’opinion qui semble m’être reprochée participe pleinement des exigences ainsi décrites.Par ailleurs, à supposer que le code d’éthique de la Ville soit de nature à brider la liberté d’expression d’un mandataire communal – ce qui est loin d’être acquis en droit -, je n’aperçois pas en quoi j’aurais pu méconnaître celui-ci. En effet, le fait de critiquer sur un site, privé de surcroît, un fonctionnaire de la Ville, et ce en raison de faits avérés (article 17 du code), ne constitue nullement une remise en cause de sa dignité ou de ses droits (article 10 du code).

Enfin, je m’étonne de la pratique consistant à faire état d’une plainte d’un “ mandataire ” et de réserver à celui-ci le bénéfice de l’anonymat. Le simple fait qu’un mandataire politique fasse des griefs à un autre mandataire suffit à inclure ce débat dans le débat politique et le bureau d’éthique et de déontologie manquerait lui-même à ses devoirs en ne me permettant, par l’identification du plaignant, de réagir à une dénonciation aussi injuste qu’infondée. Je ne doute pas que, par retour du courrier, vous me communiquerez donc la plainte qui vous a été adressée.

 Je vous prie de croire Monsieur le Président, en l’expression de ma considération la plus distinguée

 A suivre, donc…

 





On sent le paté, ou quoi ?

11 01 2010

Cette semaine, deux amis m’ont envoyé deux articles parus dans des revues à portée internationale et qui critiquaient sévèrement Charleroi.

Le premier, paru dans la revue de Wizz Air, Inflight, pour le numéro de déembre 2009-janvier 2010.  IL semble qu’une journaliste se soit laissée guider dans la Ville par l’organisateur des “safari-tour”. Elle ne pouvait pas plus mal tomber ! Il en ressort un article “à charge” qui décrit Charleroi comme LA zone. Je vous livre ici un extrait qui vaut son pesant d’or : In less than 20 minutes it becomes clear that Charleroi is cursed by a chronic case of missed opportunities. There is the Olympic pool, never inaugurated for its due purpose. “The builders forgot to take the width of the tiles into account, so it’s two centimetres short,” explains Nicolas as we drive past. There is also an extensive Metro network, an ambitious project dating back to the 1960s to build a total of eight lines. More than 40 years on, only two are fully operational. The remaining lines were either never built, only partially so, or just not opened for public use. From the van you see the necessary infrastructure that justifies Charleroi’s status as one of Belgium’s largest urban centres. Yet, it has all been allowed to wilt and go grey, well before its time…

Although participants generally enjoy the controversy, and find Liv and Nicolas’ carefree approach endearing, local authorities have been less responsive. The team shrugs off the city’s indifference (and criticism) so long as their message gets through to the right people. “This is the most depressing street in Belgium,” Nicolas points out, but his bleak outlook is tempered when he says that since they first started bringing people to Charleroi, the strip had been cleaned up. For him this tastes of victory. By lunchtime, the urban explorers’ aesthetic sense has been molded by an earnest compulsion for the worn and torn. When a majority deems a field insufficiently dismal to accommodate us for a meal, we downgrade our location to the bank of an inner-city canal.

 Woaw, joli tableau. Merci Nicolas, organisateur des safari-tour. C’est vrai qu’on lui doit beaucoup à ce garçon qui a un vrai sens de l’initiative. Si ce n’est que derrière l’image d’une ville, il y a les gens qui y vivent et, rêvons, des perspectives de création d’activité économique qui se ramassent la tronche face à un tel déversement de cliché et une évidente volonté de ne montrer que le côté sombre de la ville.

La suite n’est pas plus reluisante. Voici un extrait du Weekly Standard, sorte de Vif l’Express aux States. Il évoque la Belgique compliquée avec ses flamands et ses wallons et est daté du 21 décembre 2009.

Wallonia is now a basket case. Charleroi, the regional hub shows a lot of the outwards signs of a city ran by a Socialist party machine : 30 percent unemployment, life expectancies that have receded to their levels of the 1950s, municipal council membres sitting in jail, and a tendancy of helpful locals to describe it as “our Detroit”.

Certes, tout n’est pas faux dans ces articles. Il serait illusoire de prétendre qu’on vit en Carolifornie, loin de là. Mais quelle doit être notre image pour que des organes internationaux nous démolissent à ce point (avec la complicité acidenitresque de l’un ou l’autre) ?

La conclusion est qu’il est peut-être vraiment temps de réagir, notamment au niveau communal. J’en parlerai d’ailleurs demain en collège. Non pas en vouant aux gémonies les magazines qui nous vilipendent, mais bien en dessinant une politique de communication efficace et ouverte sur le monde (en anglais aussi !). Et puis, bien sûr en travaillant sur le terrain pour améliorer la Ville et les conditions de vie de ses habitants.

Comme on dit, “ça ne meurt pas, l’espoir..”

PS : merci à Eric et Olivier, les internationales vigies..








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