Je m’en voudrais de ne pas vous parler de Dublin, ma destination de ces vacances de Carnaval. Vous allez me dire, quitte à partir, pourquoi pas Madère (quoi que non, pas Madère!), ou l’Egypte pour fuit ce temps pourri. Hé bien, moi j’avais Dublin en tête depuis bien longtemps parce que mon arbre généalogique est rempli de fiers irlandais mêlés à quelques grecs. Alors je voulais voir la patrie de mon arrière-arrière grand père, comprendre comment il vivait là-bas et pourquoi il est venu chez nous épouser une brave flamande pour faire une lignée de roux aux yeux bleus.
Dublin donc. Belle ville plate. Pas de buildings. Que des immeubles d’au maximum 6 étages, et encore, ils se font plutôt rare. Cela donne alors une vision sur la ville, une ouverture vers le ciel qui est assez rare dans une capitale.
Dublin vit, le jour et la nuit. PAs avec les mêmes personnes. Encore que le célèbre quartier de Temple Bar rassemble le soir toutes les classes de la société. C’est clair qu’on s’y amuse, on constate un incroyable élan de sociabilité pour un pays plutôt froid en hiver. Les pubs, c’est chaud, warm and welcome, et si on remarque que vous êtes étranger, on vous offre deux fois les bras.
Le point négatif, c’est une concentration de mendiants dans les rues. Assis sous une couverture. La plupart ne dépassent pas les 30 ans. C’est du Ken Loach, mais en Irlande. Bien plus qu’à Glasgow où les mendiants sont très rares. L’alcool fait des ravages. J’ai vu à l’arrêt du tram un gosse de 7 ans qui buvait à la cannette de son grand frère effondré par terre. L’alcool est dans la culture irlandaise, profondément enraciné. J’ai envie de dire dans la culture anglo-saxonne en général. Après tout, a Londres, la cause majeure d’admission de jeunes à l’hopital, c’est l’alcool. On sent derrière tout cela des familles déstructurées, peu soutenues par un système social moins développé que le nôtre alors que l’économie est en plein boom.
C’est là tout le paradoxe. C’est ça aussi des fonds européens injectés au bon endroit au bon moment. Chez nous, on a fait le Bois du Cazier, chez eux, ils ont fait un tram à la pointe du progrès qui relie les différents de quartiers de la Ville avec un réseau de bus hyper complets. Question de choix, hein. A Dublin, pas besoin de voiture. Les trams passent toutes les 12 minutes. Le pied.
Dublin et son stade. Croke Park. Une merveille de stade. Rénové au début des années 2000 pour 230 millions d’euros, il est déjà amorti. Le système est simple : la GAA (GAelic athletic association-qui regroupe rugby, hurling et football) a financé les travaux. Le gouvernement a donné 40 millions. Le stade n’a pas d’équipe résidente mais est loué aux ligues à chaque match. 1,5 millions d’euros par match !
Bon, je pourrais en parler pendant des heures. J’ai aimé, c’est clair. Je vous recommande le musée Guinness. Pas pour son incitation à la consommation, mais pour sa scénographie, magnifique.
Je reverrai Dublin, au bord de la mer et je raconterai encore..